Le Club Memori
Pour ceux qui veulent comprendre, maintenir et améliorer leur mémoire.
Vulgarisation scientifique, méthodes, trucs et astuces pour bien mémoriser.

VULGARISATION SCIENTIFIQUE / MÉMOIRE HUMAINE

Est-ce qu’on perd la mémoire quand on perd ses neurones ?

Les idées reçues sur la perte des neurones

Tout le monde perd des neurones avec l’âge. Ça c’est sûr. C’est archi-prouvé. Et surtout plus on avance en âge, plus on en perd. C’est même spectaculaire. Selon certaines études, à partir de 30 ans, nous perdrions déjà entre 50.000 et 100.000 neurones par jour. En moyenne. Et cela ne veut pas dire qu’on n’en perde pas avant 30 ans…

Catastrophe ? Même pas, comme nous allons le voir. La plupart des gens pensent même que c’est à cause de cela que leur mémoire faiblit avec le temps. Hum…

D’abord ce n’est pas au soir de sa vie qu’on en perd le plus. Non, c’est dans l’enfance. Un enfant de 4 ans a déjà perdu la moitié de ses neurones…

Si, si.

Vous vous demander sûrement d’où je sors ça. De la recherche scientifique, simplement.  Le progrès des machines capables de « photographier » notre cerveau est extraordinaire. L’imagerie cérébrale permet désormais de “voir” les neurones. Et maintenant on sait que, entre 2 ans et 4 ans environ un enfant a déjà perdu la moitié de ses neurones. Voyons cela de plus près.

A la naissance, l’enfant a un gros stock de neurones. A vrai dire il en avait encore plus in utero. En effet il en a déjà perdu à l’état fœtal mais je ne vais pas vous embêter avec ça. Contentons-nous donc de savoir que, à la naissance, il a un gros stock de neurones et que les fibres conductrices sont là.

En revanche l’interconnexion des neurones entre eux est quasi nulle. Sauf pour les fonctions vitales évidemment. Le nourrisson respire, il a le réflexe de succion, la digestion fonctionne. Heureusement, ces circuits-là sont déjà opérationnels.

Mais pour le reste, tintin. Le désert.

L’organisation du cerveau n’est pas programmée

Heureusement, les neurones vont se faire pousser des ramifications pour aller se connecter avec leurs petits camarades. Chaque jour, des dizaines de milliers de connexions vont s’établir.

Chaque jour ! Une folie furieuse de connexions. Et cela pendant plusieurs années.

Autant dire que le réseau neuronal se construit à un train d’enfer. C’est même proprement ahurissant. Des dizaines de milliers de connexions par jour… Et un neurone peut alors avoir jusqu’à 10.000 connexions avec d’autres neurones…

A l’âge adulte nous avons probablement dans les 100 milliards de neurones (sans compter le cervelet, qui en aligne tout autant). Imaginez un peu si vous deviez relever le plan d’un réseau neuronal… A supposer d’avoir la possibilité d’observer en direct l’évolution et la transformation continuelle du réseau, une équipe d’un millier de personnes en aurait pour des années. Bon courage !

.Toujours est-il que notre nourrisson va se servir de ses sens (maintenant il voit, par exemple et son audition se précise). Par tâtonnement il va s’essayer à faire des gestes (pour tenir un biberon par exemple). Il va également apprendre à anticiper ou à faire des liens. Par exemple entre ses cris et l’apparition de sa mère ou de quelqu’un. Il va avoir des interactions avec les personnes qui l’entourent. Il va être porté, langé, manipulé, ressentir le contact, éprouver le toucher etc.….

Eh bien, tout cela fait « pousser » des connexions entre ses neurones.

Le cerveau s’organise par essais et erreurs

Comme vous le savez il est plutôt maladroit au départ. Mais la précision du geste s’améliore avec le temps. Par essais et erreurs, par tâtonnement, il progresse. Chaque tentative emprunte un embryon de réseau neuronal et induit des connexions supplémentaires. Chaque essai est différent. Pour un geste, par exemple, on ne part quasiment jamais de la même position et le but à atteindre n’est jamais exactement le même. Chaque tentative emprunte donc un mini réseau différent qui se perfectionne dans l’action

Ces mini réseaux se comptent rapidement par dizaines de milliers. Certains vont sans doute se relier entre eux comme des modules d’un réseau plus large. Certains vont être communs à d’autres réseaux plus grands. Ces circuits-là vont se renforcer. Mais beaucoup d’autres, devenus inutiles ou moins efficaces, vont être abandonnés.

Voilà ce qui explique la fonte des neurones.

Car, chez les neurones c’est marche ou crève. Tu sers à quelque chose ? Tu peux rester. Tu ne sers plus à rien ? Tu dépéris. Ou alors recycle toi dans un autre circuit mais fais vite parce que l’organisme qui t’héberge ne va pas longtemps nourrir une bouche inutile….

L’organisation du cerveau est très pragmatique. Le vôtre n’est pas organisé comme le mien. La “signature” qui nous distingue couramment les uns des autres est donnée par nos empreintes digitales. C’est pratique. Mais votre vrai signature, c’est votre cerveau. Moins pratique à relever dans une enquête de police, certes, mais il n’y a pas, au monde, un autre cerveau organisé comme le vôtre.

La mémoire de l’enfant évolue à toute vitesse

La petite enfance est un période extrêmement intense en matière d’apprentissages. Observer, comprendre le monde qui nous entoure, bouger, se servir de ses mains, comprendre le langage, échafauder des hypothèses, anticiper, communiquer, apprendre à parler, à marcher… c’est du boulot !

Pendant tout ce temps-là des dizaines de milliers de circuits ou d’embryons de circuits se fabriquent, s’étendent, régressent, s’associent ou disparaissent. Il faut attendre l’âge de 4 ans pour que (presque) tout soit en place.

Mais l’efficacité n’est pas au top. C’est que les fibres qui conduisent l’influx nerveux ne sont pas encore isolées. Eh oui, c’est un peu comme des fils électriques. Il faut une gaine isolante. Sinon, gare aux courts-circuits !

A l’origine, les fibres nerveuses sont juste un chouia isolées. Pas beaucoup. Bonjour les pertes de signal ! Ça fonctionne donc quand même, mais en mode ralenti.

Malgré ce handicap, la mémoire évolue à toute allure. Au rythme des apprentissages. C’est même prodigieux ce que vous avez appris, et donc mémorise, dans la petite enfance. Regardez le langage. Les mots et leur signification. La structure des phrases, la syntaxe. Dans un milieu suffisamment stimulant, à 4 ans cela représente des milliers de données, mémorisées pour toujours.

Il en est de même avec les savoir-faire (on appelle ça la mémoire procédurale) : marcher, courir, tenir une cuillère ou une fourchette, dessiner, s’habiller, se retenir avant d’aller aux toilettes, monter un escalier, pédaler, utiliser des jouets etc…Sans oublier les apprentissages scolaires.

La quantité de choses mémorisées est absolument fantastique. A tel point que, pour beaucoup d’entre nous, la jeunesse est notre étalon mémoire. C’est la période où l’on mémorisait le plus. Ensuite ça s’est gâté. Et avec l’âge, à la retraite alors là c’est la Bérézina n’est pas ?

Vous savez quoi ?

C’est complètement FAUX.

La mémoire adulte progresse encore

La mémoire continue de progresser, même après les études. Les relations sociales, le travail, les loisirs, les vacances, la lecture du journal, la visite d’un musée ou d’une exposition, le visionnage d’un film, les informations, les discussions en famille ou entre amis etc., sont autant d’occasion de mémorisation.

Et contrairement à ce que vous pensez, à ce jeu là, vous êtes plutôt plus efficace que dans l’enfance.

Ben oui. Pourquoi ça ?

La mémorisation infantile n’était pas si facile que ça…

D’abord, vous avez complètement oublié vos tâtonnements, oublis, répétitions, pour parvenir à mémoriser. Surtout si vous étiez doué à l’école. (Dans le cas contraire, il se peut que vous vous en souveniez tout de même, hein ?). Mais surtout, vous mémorisez mieux aujourd’hui (mais si) parce que plus votre base de connaissances est large plus vous mémorisez facilement.

Voyez la formule de la surface du cercle, soit π x r2. Vous l’avez apprise à l’école… Cette formule prend place parmi d’autres et fait partie d’un ensemble. Vous aviez déjà appris la formule de la surface du carré, vous aviez déjà appris le nombre π. Maintenant, imaginez que ce ne soit pas le cas et on vous balance quand même la formule π x r2 sans aucun contexte… Cela ne fera pas sens. Vous ne comprendrez pas et vous ne retiendrez pas.

Autre exemple : votre vélo à assistance électrique. Vous venez de lire que la dernière version de votre modèle est maintenant pourvue d’une jauge : elle vous indique en permanence la capacité résiduelle de la batterie.

Vous n’avez pas besoin de relire l’article pour vous en rappeler. Vous êtes concerné. Vous avez déjà en mémoire des informations concernant votre vélo. Cette toute dernière information va s’intégrer aux précédentes et sera d’autant plus facile à retenir.

Inversement, si vous n’avez jamais eu de vélo électrique c’est différent. Si vous n’avez pas l’intention d’en acheter un, vous ignorez même tout des batteries d’assistance. La nouvelle information n’aura aucun corpus préétabli auquel s’intégrer. Il est probable que vous oublierez vite.

C’est l’extension de votre base de connaissances qui favorise votre mémoire

Plus votre base de connaissances est vaste, mieux les éléments nouveaux vont y trouver leur place. Ils vont compléter, rendre plus clair ce qui l’était moins, apporter des réponses ou bien ouvrir des questions. Ils vont se lier, s’associer, aux éléments préexistants et c’est ce qui va favoriser la mémorisation. Parce qu’ils vont faire partie d’une chaîne associative.

On a vu que l’enfance est une période extraordinaire d’apprentissage. En d’autre terme une période de constitution d’une base de savoir-faire et d’une base de connaissances.

Or cette base ne fait que s’étendre ensuite.

Certes, certaines parties ont pu s’étioler. Par exemple la résolution des équations du second degré si vous ne vous en servez jamais. Ou certaines connaissances géographiques etc. Elles pourraient toutefois être réactivées si vous en aviez besoin.

Mais surtout, la vie vous fournit en permanence des éléments nouveaux dans des domaines nouveaux. Vous n’y pensez pas mais c’est pourtant un processus permanent. Vous avez le sentiment d’avoir oublié des choses que vous avez apprises autrefois.

D’accord.

Mais vous avez rarement le sentiment d’avoir appris des choses nouvelles ensuite. Parce que ça se fait tout seul, ça va de soi, vous n’y pensez même pas. Mais c’est quand même bien là.

Méfiez-vous des illusions d’optique

J’ai eu en stage un homme qui se plaignait d’avoir perdu beaucoup de mémoire. Il était magasinier dans une entreprise de construction mécanique. Il gérait plusieurs milliers de références, depuis la plus petite vis jusqu’au plus gros des composants.

Il avait occupé d’autres postes dans l’entreprise. Il était devenu magasinier sur le tard en raison de problèmes médicaux. L’amusant de l’histoire c’est qu’en l’espace de 5 ans il avait appris sans s’en rendre compte quasiment toutes ces références par cœur !

Des trucs dans le genre bx512-zh ou dbl495-L4… Cela sidérait les autres stagiaires mais lui se plaignait de sa mémoire qui n’était plus aussi bonne que dans sa jeunesse. Il n’avait absolument pas conscience de son extraordinaire performance. Ça s’était fait tout seul, c’était donc normal, il n’y pensait même pas…

Comme quoi tout dépend du point de vue auquel on se place… par rapport à l’idée qu’on s’en fait !

Bref, vos impressions vous trompent. Vous comptabilisez ce dont vous ne vous souvenez plus. Mais vous ne comptabilisez pas vos nouvelles acquisitions parce que vous les utilisez couramment sans y penser. De plus, ce dont vous ne vous souvenez plus n’est pas perdu. Vos mémorisations ne se sont pas évaporées. Ce sont les voies d’accès qui ont disparue, faute d’être utilisées.

Toutes les expériences de laboratoire montrent que les “faux débutants” apprennent beaucoup plus vite que les vrais. Par exemple, imaginons que vous ne sachiez plus du tout résoudre une équation du second degré. On vous et en cours avec des personnes qui n’ont jamais encore traité ces équations.

Eh bien, vous allez faire un apprentissage express, là où les autres vont mettre beaucoup lus de temps. En fait, dans ce cas, vous n’apprenez pas vraiment. Vous retrouvez plutôt vos savoirs mémorisés en traçant un nouveau chemin d’accès.

Vous perdez des neurones. Et alors ?

Presque tout le monde se plaint de sa mémoire. Vous aussi sans doute. Et, avec l’âge, sou vous plaindrez de plus en plus. et pourtant, en l’absence d’affection neurologique, votre mémoire ne s‘est jamais si bien portée. Et autant vous le dire tout de suite, la perte de vos neurones n’a aucune influence sur votre mémoire. Ni sur rien du tout d’ailleurs.

Rappelez-vous que la période où l’enfant progresse le plus est aussi celle où il perd le plus de neurones. Paradoxal non ? Enfin, pas tant que ça, lorsqu’on a compris que les neurones inutiles ont disparu. Mais si un neurone utile disparaît? Je ne vois pas où est le problème…

La nature est bien faite et il y a beaucoup de redondance. Il n’y a nulle part un neurone indispensable au point qu’en cas de disparition ce serait une catastrophe. Ne croyez pas qu’un neurone serait le dépositaire unique d’une mémorisation. Nous savons, au contraire, qu’une information est toujours conservée dans un ou plusieurs seaux de neurones et ses synapses.

Les synapses ce sont les connexions entre les neurones. Quand on sait qu’un neurone a généralement plusieurs milliers de connexions, on pourrait presque affirmer que chaque neurone peut trouver un chemin pour atteindre n’importe quel autre.

Votre cerveau est bourré de réseaux de neurones. Chaque souvenir mobilise un certain nombre de réseaux. Le stockage, en effet, ne se fait pas globalement mais par petit bouts. Si un souvenir a des composantes visuelles, sonores, sémantiques, s’il inclue des noms propres etc… il va mobiliser autant de réseaux que de composantes. Un souvenir est toujours stocké en pièces détachées. 

Et aucune “pièce” n’est mémorisée par un seul neurone… La plus petite unité d’information en mobilisera toujours plusieurs.

Les réseaux de neurones garantissent la pérennité de l’information

Par exemple, vous savez que votre oncle Albert est mécanicien. Qu’il a les yeux marron. Qu’il habite à Niort. Qu’il est strabique. Qu’il a les cheveux roux. Que sa femme est du Jura. Qu’il a horreur des chats etc. Vous pourriez peut-être même écrire 50 pages à son sujet.

Ne considérons toutefois qu’une information parmi d’autres : « oncle Albert a les yeux marrons ». Bon ça fait au moins 5 informations. Ben oui, c’est un oncle, c’est le vôtre, il s’appelle Albert, il a des yeux et ils sont marrons…

Mais supposons pour l’exemple que ça ne fasse qu’une seule information élémentaire. Eh bien, l’information « Oncle Albert a les yeux marron » est- stockée dans un réseau de neurones. L’information est détenue par un collectif de neurones.

L’important c’est de se rendre compte que si un neurone disparaît d’un réseau, cela n’affecte pas le stockage de l’information. Les autres neurones sont toujours là. Votre oncle Albert aux yeux marron n’a pas disparu de votre bibliothèque cérébrale…

Ce réseau est certainement relié à d’autres réseaux. En l’occurrence le réseau « Albert est mon oncle », le réseau « Albert est mécanicien », le réseau « Albert a les cheveux roux etc. des milliers de neurones ont accès à votre oncles par des circuits différents.

La plasticité cérébrale garantit également la survie de vos acquisitions

Votre cerveau a, en effet, cette qualité extraordinaire : la plasticité. Cela signifie que si des circuits neuronaux sont atteints, il est capable d’effectuer des dérivations. Il peut affecter d’autres circuits au remplacement ou au soutien des circuits lésés.

Par exemple mon beau-père a été paralysé par un sévère accident vasculaire cérébral (AVC). Il n’a jamais douté qu’il remarcherait, reparlerait et redeviendrait valide. Rééducation aidant pendant des mois (kiné, orthophoniste…) c’est bien ce qu’il s’est passé. Certes il est resté quelques séquelles : par exemple, il ne pouvait plus utiliser son motoculteur. Mais il a retrouvé une vie quasi normale.

Comment est-ce possible ?

L’AVC a bel et bien détruit tout un tas de circuits cérébraux qui lui permettaient, notamment, de parler, de marcher, de servir de ses mains etc… Ce sont donc d’autres circuits qui se sont formés pour remplacer les anciens circuits détruits.

Cela ne veut pas dire qu’il y avait des circuits vierges en attente au cas où…

Cela veut dire que des neurones déjà « membres » d’autres circuits opérationnels soit ont pris une charge de travail supplémentaire soit ont pris un congé de longue durée pour se consacrer à une nouvelle tâche.

Et après un gros AVC il y a du boulot : la perte est de l’ordre de 200 à 400 millions de neurones… par minute. Autrement dit, en clair, des milliards de neurones disparaissent dans l’accident.

J’ai bien dit des milliards. En quelques minutes.

Toute la motricité volontaire est à reconstruire. Cela implique donc que des milliards de neurones soient mobilisés pour les remplacer. Eh bien, le cerveau est capable de cette prouesse d’auto réparation. Les troubles de mémoire ne sont pas rares après un AVC. Et pourtant, les souvenirs reviennent petit à petit…

Combien de neurones perdez-vous, finalement ?

Que représente la perte de 50.000 neurones par jour ? Franchement ça ne fait que 35 neurones à la minute, pas plusieurs millions comme dans un AVC…

De plus, ceux-là ne meurent pas par accident brusque mais de vieillesse. Tous les neurones n’ont pas la même durée de vie. Il est même probable qu’avant de disparaître, ils avaient diminué leur activité et que d’autres neurones avaient déjà commencé à prendre le relais. Cela se passe en douceur.

Alors pour répondre à la question posée dans le titre de l’article, eh bien non, on n’a remarqué aucune incidence de la fonte des neurones sur les capacités mentales. Ni l’intelligence, ni le raisonnement, si la mémoire n’en souffrent.

La seule chose qu’on peut affirmer c’est que l’intégration à la base de connaissance est plus longue chez les plus âgés. Mais une fois que c’est fait leur performance en mémorisation est du même ordre que celle des plus jeunes.

Alors, de quoi se plaint-on, à la fin ?

Tout le monde se plaint de sa mémoire. Et plus les gens sont âges, plus leur “plainte mnésique” (c’est le nom officiel) est forte.  Peut-être pas tout à fait sans raison. Mais ils ne devraient pas se plaindre… de leur mémoire.

Le problème existe mais il n’est pas là. C’est vrai qu’au fil du temps la mémoire semble moins bonne. Vous l’avez compris, je prétends qu’elle ne l’est pas. En revanche, ce qui est vrai c’est que la manière de s’en servir devient moins bonne avec le temps, nuance !

Quand vous êtes jeune, vous découvrez tous les aspects de la vie avec curiosité. Votre cerveau est toujours en alerte, attentif, il se pose des questions. Et quand il est en mode interrogatif, il s’attends à des réponses. Quand il les trouve, du coup, l’information mémorisée est d’excellente qualité.

Plus on avance en âge,  moins c’est vrai. Routines, actions en pilote automatique, fatigue, attention en berne et curiosité à marée basse font que les informations ne sont plus de la même qualité. N’accusez pas la mémoire, elle ne peut vous rendre que ce que vous lui avez donné. Vous trouverez dans ce blog, bien des trucs et des astuces pour améliorer cette qualité.

Si vous ne vouliez faire qu’une chose, pensez au moins à améliorer votre attention

 

Sommaire
Est-ce qu'on perd la mémoire quand on perd ses neurones
Titre de l'article
Est-ce qu'on perd la mémoire quand on perd ses neurones
Description
Les problèmes de mémoire pourraient-il provenir de la perte des neurones qui augmente avec l'âge. En fait, ça n'a rien à voir. C'est sans doute contre-intuitif mais figurez-vous que, au contraire, votre mémoire s'améliore avec l'âge...
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