Sélectionner une page
Le Club Memori
Pour ceux qui veulent comprendre, maintenir et améliorer leur mémoire.
Vulgarisation scientifique, méthodes, trucs et astuces pour bien mémoriser.

DIVERS
Ma meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions.

C’est de circonstance, mais voilà quand même un titre un peu étrange dans un blog consacré à la mémoire humaine…

Oui, mais…

Si vous me lisez, vous savez que la mémoire suppose une intention de mémoriser.

Une intention ?

Une résolution ?

C’est un peu cousin germain non ? Disons que l’intention précède un peu la résolution.

D’abord, j’ai l’intention de… Mais ce n’est pas encore une décision. Puis je prends la résolution de… Ce qui est en principe une décision. Ensuite, je fais. C’est la mise en application.

Sauf que la vie de chacun est remplie de bonnes résolutions restées lettre morte.

Et nous arrivons justement à quelques jours de la nouvelle année. Le moment où vous allez prendre des bonnes résolutions… que vous allez probablement laisser se dissoudre au fil du temps ! Des résolutions fantômes qui viendront peut-être hanter votre culpabilité de ne pas avoir tenu parole.

Les bonnes résolutions ne sont (presque) jamais tenues

C’est bien connu, ça se passe toujours comme ça. Enfin presque. Dans pratiquement tous les domaines. Pour la mémoire, c’est la même chose. Les vrais problèmes de mémoire sont rares. La plupart du temps, on ne s’applique pas à mémoriser, c’est tout.

Ceux qui me lisent et ceux qui ont lu des livres sur la question le savent bien. Ils connaissent des méthodes pour se souvenir… et ne les appliquent pas. Certes, ils se sont dit « voilà ce que je dois faire » et peut-être même « je vais appliquer ça » et…

Et rien !

Eh bien, foin des atermoiements. Prenez des résolutions. Que ce soit pour mémoriser le nom des gens, arrêter de fumer ou changer d’emploi. Et surtout tenez les !

Comment ?

Facile, il suffit de les appliquer pardi ! Facile sur le papier. Mais puisque ça ne marche pas, il faut comprendre pourquoi. Connaissez-vous votre propre mode d’emploi? Celui de votre cerveau ? Probablement pas bien. C’est là que ça pêche. Comment réussir à appliquer ce que vous avez résolu de faire ?

Je vais vous proposer un moyen. Même pas une méthode compliquée, non, juste un moyen. C’est pour ça que j’ai parlé d’une astuce. Mais qui marche. Et pour peu que vous ayez le prérequis, c’est d’une simplicité confondante !

La solution est pourtant simple

« Vous m’intéressez… C’est quoi ? »

Eh bien, mettre en application votre bonne résolution, c’est plutôt simple quand on sait s’y prendre avec son cerveau. Pour commencer l’astuce est la suivante : ne regardez pas trop loin devant vous, regardez plutôt dans le rétroviseur !

« Vous plaisantez ! Il faut avoir un but clair devant soi pour se motiver et… »

Et il est probable que ça ne marchera pas si vous en restez à ça… C’est contre-intuitif, je sais, mais vous feriez mieux de regarder souvent derrière vous.

Avant de vous expliquer pourquoi, permettez-moi de me présenter pour ceux qui arrivent aujourd’hui pour la première fois sur ce blog.

Voilà, je suis psychologue. Maintenant à la retraite, certes, mais ne le dites à personne. Et ma spécialité, c’est la mémoire, depuis les années 80.

Pourquoi je sais tout ça

Dans ma carrière, j’ai reçu des milliers de personnes. Et j’en ai vu beaucoup qui tournaient en rond. Qui voulaient faire ceci, mais faisaient cela. Qui faisaient des projets, mais ça restait des idées en l’air. Qui comprenaient ce qui devait changer, mais ne faisaient rien pour que ça change. Qui prenaient, tout fringants, d’excellentes résolutions. Et me revenaient tout penauds et déprimés de n’être pas parvenus à passer aux actes.

Et j’en ai entendu des choses comme :

  • pourtant, je me suis motivé tous les jours, je vous jure
  • J’essaye d’y penser, mais j’oublie
  • J’ai mis des post-it partout pour entretenir ma motivation, mais…
  • J’ai commencé, mais je me suis découragé en cours de route
  • J’ai visualisé le but à atteindre tous les jours, mais ça me paraît hors de portée
  • Je ne l’ai pas fait à cause de ci ou de ça…
  • etc.

Je passe sur les cas typiquement névrotiques. Si on est obsessionnel, cleptomane, paranoïaque ou dépressif ce n’est sûrement pas du ressort d’une bonne résolution ! Mais plutôt d’une psychothérapie.

Non, je parle de gens comme vous et moi. Des gens qui ont des problèmes normaux de gens normaux. En tant que psychologue j’en ai reçu beaucoup.

Pourquoi ça ne marche pas

Qu’y a-t-il de commun entre toutes ces personnes ? Avoir pris des résolutions, certes. Mais surtout de ne pas avoir su les gérer…

« Quoi, les bonnes résolutions ça se gère ? »

Évidemment !

« Je ne vois pas comment. On prend une résolution et on se motive pour la tenir, c’est une question de volonté, c’est tout ».

Et ça marche ?

« Heu… disons pas toujours… ».

Mouais… ayez le courage de me dire que ça ne marche pas.

« D’accord pas toujours. Mais gérer, qu’est-ce que vous voulez gérer ? On prend une résolution et on se motive pour la tenir non ? »

Oui, c’est ce qu’on fait. Et ça ne marche presque jamais.

Pour que ça marche vous devez considérer votre résolution comme un projet. C’est cela le prérequis dont je parlais au début. Un projet ça se gère. Vous devez vous organiser pour le réussir. Qui ferait un projet sans déterminer son contenu, les étapes, le timing ?

Si votre résolution n’est pas un projet, c’est juste une idée en l’air. Une envie, un vague souhait, un rêve inconsistant.

Si c’est un projet, alors vous vous projetez dans l’avenir certes. Mais surtout vous êtes naturellement amené à en définir les étapes. Pour que votre projet soit bien clair, je vous suggère de vous acheter un cahier d’écolier (Non… pas de post-it ou de feuille volante !) et d’en noter les étapes.

Attention, si vous en avez beaucoup, c’est peut-être le signe que vous voyez trop grand ou trop loin. Ne considérez alors que les premières étapes. De toute façon, vous allez encore réduire vos ambitions.

En effet, vous devez oublier votre but final et ne considérer que la première étape. Et vous allez la décomposer pas à pas.

« C’est pas ce qu’on lit sur la question… Ça va être contre-productif ça ! »

Ah bon ? Je ne sais pas ce que vous avez lu, mais je sais ce qui marche. Et je le sais par expérience. Pas parce que je l’ai lu quelque part.

Ce qui marche

Supposons que vous vouliez apprendre à chanter en 2018. Ça vous trotte dans la tête depuis quelques années, mais vous avez toujours repoussé pour de multiples « raisons ». La première étape pourrait être d’aller jusqu’à la première leçon. Le pas-à-pas de cette étape serait par exemple :

  • vous renseigner sur les méthodes pour apprendre à chanter. Faire une liste par ordre de préférence spontanée (certaines vous « parleront » en effet mieux que d’autres). Mettre une date limite à votre recherche.
  • choisir votre méthode et chercher les professeurs qui la pratiquent. Prendre contact avec au moins deux d’entre eux pour vous faire une idée. Mettre une date limite.
  • dès cette date, prendre un rendez-vous effectif avec celui ou celle avec qui vous vous sentez le plus en sympathie.
  • vous engager sans attendre, signer, payer votre acompte (ou votre cotisation si c’est dans le domaine associatif)
  • vous rendre à la première leçon…

Vous voilà avec 5 points à traiter. Mettez une case à cocher devant chaque point. Quand un point sera traité vous ferez une croix dans la case correspondante.

Pourquoi une première étape aussi basique, aussi peu ambitieuse ?

Parce que l’expérience démontre que ce sont ces premiers pas les plus difficiles. Se lancer. Et, d’ailleurs, cette étape si simple est celle que vous avez remise à plus tard, depuis plusieurs années. On voit bien que le problème est là.

Nous fonctionnons tous selon des habitudes, des sentiers balisés. Nous aimons notre confort routinier. Avoir un projet, c’est sortir de la routine. Notre cerveau n’aime pas ça ! Il vous suggère des tas de  “raisons” de ne pas vous lancer.

C’est pourquoi le projet ne doit se focaliser au début que sur la mise en route. Et surtout pas sur le but final. Celui-là, vous le connaissez déjà non ? Se motiver sur le but final, c’est de l’énergie gâchée.

Si vous passez votre temps à « visualiser » le but final (un conseil courant chez les conseilleurs de tous poils) vous restez dans le rêve. Il n’est pas interdit de rêver de temps à autre. Mais, d’abord, pour le réaliser ce rêve…

Vous devez vous focaliser sur la mise en route et sur rien d’autre.

Lorsque vous serez arrivé à la fin de la première étape (dans l’exemple ci-dessus jusqu’à la première leçon) vous aurez mis votre résolution en marche. Le mouvement est lancé. Votre cerveau, qui n’a pas vu l’ampleur du projet, ne vous a pas freiné.

Ensuite, il faudra persévérer. Chaque étape est un sous-projet et vous gérez chaque étape l’une après l’autre. Pas de « grande » résolution, mais une « bonne » résolution par étape. Ce que je veux dire, c’est que :

Qu’est-ce qu’une bonne résolution ?

Une résolution, pour être « bonne », doit être simple et réalisable dans un temps raisonnable.

Autrement dit, mieux vaut plusieurs résolutions qui se succèdent dans le temps plutôt qu’une seule « grande » résolution.

C’est peut-être très bien de dire : « Je prends la résolution d’apprendre le chant et de faire l’Olympia dans 2 ans ». C’est peut-être une « grande » résolution. Mais sûrement pas une « bonne » résolution.

Pour qu’elle soit « bonne », elle doit être simple donc ne concerner qu’une étape. Et elle doit pouvoir se réaliser dans un temps raisonnable. Ce temps peut varier de quelques heures à quelques mois au maximum selon le sujet et les circonstances. Si c’est plus long, ce n’est pas favorable pour le succès et il est probable que votre étape est trop ambitieuse.

Quoi qu’il en soit vous devez commencer par… le commencement. La première étape est donc toujours celle qui aboutit à… commencer.

C’est ce passage à l’action qui fait la différence entre un vœu pieux et la mise en route de quelque chose. Lorsque vous sortirez de votre première leçon de chant, vous pourrez enfin vous dire « ça y est, j’ai mis le pied à l’étrier”. Et être satisfait de vous être lancé. Et vous aurez le droit de fêter ça, surtout si ça fait plusieurs années que vous procrastinez!

Vous vous êtes concentré sur un objectif modeste (aller jusqu’au premier cours) et vous l’avez réalisé sans trop de mal. C’est encourageant.

Au contraire, la plupart des gens qui voient (trop) loin ne passent pas à l’acte. Parce que la distance est trop grande entre la situation actuelle et le but à atteindre. C’est décourageant.

Celui qui se motive pour des étapes plus modestes a bien plus de chances de réussir.

Attention ! Zone de danger !

Vous voilà donc à la fin de votre première étape.

Super !

Seulement voilà vous entrez maintenant dans une zone de danger !

« Allons bon ! »

Eh, oui, ce n’est pas tout de commencer, encore faut-il persévérer… Tenir dans le temps. Il y a tellement de « raisons » de ne pas poursuivre. Votre cerveau vous les souffle à l’oreille : ça désorganise vos habitudes de vie, ce n’est pas rigolo d’aller au cours le soir en hiver, ça va vous faire rater un film intéressant à la télé…

« C’est vrai, j’ai déjà connu ça, on a toujours des choses à faire qui paraissent plus importantes. Mais comment éviter ça » ?

Justement, j’y arrive. Je vous ai parlé du prérequis. À savoir considérer votre résolution comme un projet. Donc en définir les étapes. Puis réaliser la première. Supposons que ce soit fait.

Maintenant, il faut d’abord consolider votre démarrage. Ne pas lâcher. C’est là qu’intervient mon astuce. Une astuce simplissime en plus. Et il n’y a pas mieux pour tenir une résolution dans le temps, dès lors qu’on a commencé à la mettre en œuvre. Vous vous rappelez ? En quatre mots, regardez souvent derrière vous !

Regardez dans le rétroviseur

« Drôle d’astuce ! »

Attendez, je m’explique : l’astuce, c’est de ne jamais mesurer l‘écart qui vous sépare de votre but final, mais de toujours mesurer l’écart qui vous sépare de votre point de départ.

Autrement dit, regardez le chemin parcouru, mais pas celui qui reste à parcourir. Le premier vous montre vos progrès et vous encourage à poursuivre. Le second vous décourage de continuer si le chemin est long.

Reprenez votre cahier (Vous aviez pris un carnet ? Bon d’accord…). Vous avez coché au fur et à mesure toutes les étapes parcourues. Elles sont maintenant derrière vous. Chaque fois que vous avez coché, vous avez constaté votre avancée. Chaque fois, vous avez regardé derrière vous.

« C’est ça le rétroviseur ? Un peu simplet non ? »

Oui, c’est ça le rétroviseur. Cela vous paraît peut-être simplet, mais ça ne l’est pas. N’oubliez pas que vous avez un cerveau rétif au changement. Écrire officialise les choses et lui envoie un signal. Avoir suivi les étapes écrites lui en envoie un autre. Votre satisfaction encore un autre. Le cerveau adore les satisfactions. Vous commencez à le reconditionner.

C’est pourquoi ça marche.

Faites un pas après l’autre

Maintenant vous passez à la deuxième étape. Au fil des leçons, vous allez peut-être devoir la modifier. Notez les points que vous allez devoir travailler. Ce n’est peut-être pas ce que vous aviez imaginé avant de vous colleter à cet apprentissage.

Dans l’exemple du chant, cela pourrait donner: Je ne chante pas toujours très juste ; dans les notes tenues je chevrote ; je n’arrive pas à passer d’une note basse à une note haute comme dans la chanson de Brassens « j’ai l’honneur de… ». Etc…

Certains points seront plus faciles à résoudre que d’autres. Classez-les alors par ordre de difficulté croissante. Déterminez ensuite le contenu de la deuxième étape. Si vous l’aviez déjà fait, vous allez peut-être devoir le modifier. En raison de l’expérience et après concertation avec le professeur cela pourrait donner quelque chose comme :

  • apprendre à poser votre voix (et par la même occasion chanter plus juste)
  • apprendre à maîtriser votre souffle (et donc ne plus chevroter…)
  • améliorer votre solfège (ça, vous ne l’aviez pas prévu hein ?)

Dans un domaine comme celui-là, vous avez besoin du professeur pour déterminer le timing. C’est lui le spécialiste. Admettons que cette étape dure trois mois. Il est bon de ne pas dépasser ce chiffre. C’est pourquoi la gymnastique vocale pour chanter la chanson de Brassens, si elle demande plus d’entraînement, ne figurera pas dans cette étape. Même si vous allez quand même y travailler dès maintenant.

Vous voilà donc reparti pour la deuxième étape. Votre nouvelle bonne résolution en trois points est écrite. Ce nouveau projet est un peu plus exigeant que le premier qui était juste d’arriver à commencer.

Mesurez vos progrès

Dans l’exemple que je vous donne, les trois points ci-dessus ont une particularité : ils sont à progrès continu. Autrement dit, vous aurez du mal à noter si, au bout de trois mois, c’est totalement « acquis ».

Certes, si vous ne chevrotez plus du tout, ce sera le cas et vous pourrez cocher.

Mais il se pourrait aussi que ce soit seulement moins fréquent et moins intense donc pas encore parfait.  Malgré l’expérience du professeur, c’est difficile à prévoir. Toujours est-il que considérer cette amélioration comme non acquise serait excessif.

Dans ce genre de cas, au lieu d’une case à cocher, mieux vaut prévoir un graphique ou un barème à points tenu au jour le jour.

Vous pourrez voir ainsi que : aujourd’hui, sur trois notes tenues vous avez chevroté une fois, mais de façon discrète. La semaine dernière, c’était une fois sur deux et un peu bêlant. Lors des premières leçons, c’était quasiment à chaque fois.

Un barème ou un graphique, c’est une façon de mesurer vos progrès. Le but de l’étape, c’est de ne plus chevroter. Mais ce n’est pas cela que vous devez regarder. Vous devez regarder votre barème, vos notes. C’est le rétroviseur, le chemin parcouru. Cela seul compte.

Et si vous apprenez en groupe, ne regardez pas le chemin parcouru par les autres. Eux c’est eux et vous c’est vous. Vous n’êtes pas en compétition contre eux. Vous êtes en amélioration de vous-même, c’est différent.

Ne vous comparez à personne. Ne vous comparez qu’à vous-même. Mesurez vos progrès. Et quand vous êtes content de vous, manifestez-le. Faites-vous plaisir, offrez-vous un chocolat, un “restau” ou une danse de Sioux… Ou allez chanter sous le balcon de votre élu(e) !

N’attendez pas l’atteinte du but final pour célébrer. Célébrez plutôt chaque fin d’étape. Et même un micro progrès si la difficulté vous a donné vraiment du fil à retordre. Votre cerveau adore ça aussi. Puisqu’il amène de la satisfaction et du plaisir, il ne considère plus votre projet comme un fauteur de troubles. Il va même désormais le faciliter. Vous êtes sur les rails !

Et la mémoire dans tout ça ?

« Oui, mais dites-moi, je suis là parce que je m’intéresse à la mémoire. Enfin à la mienne surtout. Et vous nous parlez de chant ! C’est hors sujet ça ! ».

Ah ? Tiens, c’est vrai ça… Aurais-je une envie rentrée de chanter ?

Plus sérieusement, peu importe le domaine : l’astuce du rétroviseur vaut dans tous. Donc, pour la mémoire, c’est pareil. Si votre but, c’est de devenir champion du monde de mémoire en 2 ans ce n’est pas une « bonne » résolution… Surtout si, actuellement, votre mémoire est pleine de trous…

En revanche, si votre résolution c’est d’apprendre à mieux mémoriser, vous pouvez suivre un schéma similaire. Comme indiqué plus haut, déterminez bien les contours et les étapes. Par exemple :

  • renseignez-vous pendant un mois sur les différentes méthodes pour améliorer votre mémoire. Lisez, consultez des blogs sur la question par exemple.
  • classez les solutions par ordre de préférence, en tête ce qui vous « parle » le plus : méthode livresque, formation en ligne, en présentiel ou autres.
  • pour ces dernières prendre contact
  • engagez-vous, achetez les livres d’exercices, ou inscrivez-vous à des séminaires, payez votre acompte ou votre cotisation et rendez-vous à la première session.

Et tout cela avec votre cahier. Et en cochant les éléments de votre pas-à-pas jusqu’au jour de la première session de travail avec votre méthode livresque ou jusqu’à la première session en présentiel ou en ligne, selon votre choix.

Etc.

Pour le chant ou la mémorisation, c’ est à peu près la même chose

« À peu près ? ».

En fait, la différence tient surtout au fait que nous n’avons pas une mémoire, mais des mémoires. Il faut donc déterminer quelle mémoire on veut améliorer avant d’appliquer ce que je viens d’expliquer dans cet article.

Pour information, je travaille en ce moment à terminer mon troisième livre sur le sujet. Et à mettre à jour la « méthode Memori » qui tourne depuis les années 80.

Vous y trouverez tous les pas-à-pas en fonction de vos soucis de mémoire. Vous ne serez pas dépaysé par rapport à cet article qui est évidemment plus généraliste. Tout le processus que je décris aujourd’hui sera détaillé spécifiquement pour chaque type de mémoire.

En attendant, permettez-moi de résumer la méthode générale et son astuce (en gras).

1- considérez votre résolution comme un projet
2- décomposez le projet étape par étape. Une étape ne doit pas être trop longue.
3- considérez chaque étape comme un projet avec sa propre résolution d’aller au bout de l’étape.
4- décomposez le “pas-à-pas” de la première étape. Éventuellement celui de la deuxième. Contentez-vous des grandes lignes pour les suivantes.
5- passez à la réalisation de l’étape 1. Ne regardez pas votre but final. Sinon votre cerveau va renâcler.
6- cochez les points au fur et à mesure qu’ils sont traités. Regardez souvent votre avancée par rapport à votre point de départ. Mesurez vos progrès.
7- célébrez la fin d’étape
8- rectifier l’étape 2 en fonction de l’expérience.
9- recommencer le même processus pour cette nouvelle étape.
10- etc.

Avant de terminer juste une indication. Vous allez peut-être voir sur l’Internet et dans divers blogs d’autres articles au titre un peu similaire. C’est normal. Pas seulement parce que la période des bonnes résolutions approche.

Mais aussi à cause d’un « événement inter-blogueurs » lancé par le blogueur Olivier Roland. Son dernier blog s’appelle “Devenez meilleur“,  vaste programme! Le challenge auquel je participe s’intitule “votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions”. Dans ce cadre-là, si cet article vous a plu, merci de le soutenir en cliquant ici pour « voter » pour lui.  (Cela va vous amener sur la page de l’évènement où Google le tout-puissant comptabilisera l’origine des « votes »). Dans quelques mois un recueil des meilleurs articles devrait être disponible sur la toile. Tant que j’y suis, je vous suggère aussi la lecture sur ce site de l’article  “Combien de jours pouvez-vous rester sans consulter votre mail ou vos médias sociaux“. Ça vous parle?